Infertilité masculine : comment la traiter ?

La plupart des gens ignorent l’existence de l’infertilité masculine. D’après les études menées, celle-ci est à l’origine de la moitié des cas d’hypofécondité au sein d’un couple. L’infertilité se traduit par l’incapacité d’une personne à se reproduire au-delà de 2 ans de relations sexuelles sans avoir utilisé des méthodes contraceptives. Au début, ce problème peut être toléré par sa partenaire mais au fil des années, cela peut mettre en péril la vie du couple. Dans cet article, nous allons décortiquer le sujet.

Comment reconnaître l’existence d’une infertilité masculine ?

Plusieurs signes permettent de déceler l’absence de procréation chez un homme. Certains d’entre eux se manifestent lors des rapports sexuels. On peut par exemple citer : l’impuissance (également appelé : dysfonction érectile) ou l’éjaculation précoce. Bien que ces troubles sexuels ne constituent pas obligatoirement des sources d’hypofécondité, ils sont cependant étudiés lors des examens du médecin traitant.

D’autres symptômes résultant de déséquilibres hormonaux peuvent également révéler une stérilité masculine. Ce sont entre autres : le déficit de pilosité, ou encore l’hypertrophie mammaire masculine ou gynécomastie.

Quelles peuvent être les causes de l’infertilité masculine ?

La médecine classe en trois catégories les causes de la stérilité chez l’homme : les causes mécaniques, les causes hormonales et les causes relatives à des anomalies spermatiques.

Les causes mécaniques

Ce sont généralement des problèmes d’ordre génétique :

  • la varicocèle : la veine au niveau du cordon spermatique se dilate provoquant ainsi le dysfonctionnement des testicules.
  • la cryptorchidie : c’est une malformation congénitale qui se manifeste par l’absence d’un ou de deux testicules dans le scrotum.
  • la mucoviscidose : dans 98% des cas, cette maladie génétique est à l’origine de la stérilité masculine. Les canaux qui acheminent les spermatozoïdes vers les testicules présentent des anomalies. Il arrive même que ceux-ci soient absents.
  • l’éjaculation rétrograde : le sperme se déverse dans la vessie. Les interventions chirurgicales, le diabète ou la prise de certains médicaments en sont les principales causes.

Les causes hormonales

Ici, on parle d’hypogonadisme qui est caractérisé par la déficience de testostérone et par conséquent par la diminution de la production de spermatozoïdes. Ce problème peut résulter du syndrome de Klinefelter, du diabète, de l’hyperthyroïdie ou encore de la tumeur hypophysaire.

Les causes liées aux anomalies spermatiques

Ce sont les principales origines d’une infertilité masculine.

  • l’azoospermie : inexistence totale de spermatozoïdes dans le sperme ;
  • l’oligospermie : la quantité de spermatozoïdes dans le sperme est insuffisante ;
  • l’asthénozoospermie : les spermatozoïdes sont peu mobiles ;
  • la tératozoospermie : les spermatozoïdes présentent des malformations ;
  • la nécrozoospermie : le nombre de spermatozoïdes morts est très élevé.

L’insuffisance hormonale ou la malformation des organes génitaux peuvent provoquer les anomalies spermatiques.

Par ailleurs, il existe également d’autres facteurs favorisant la stérilité masculine comme : la prise de stupéfiants, d’alcool ou de tabac, l’exposition à des agents pouvant altérer la spermatogenèse (bains chauds, solvants, radiations ionisantes, etc.).

Quels traitements possibles ?

Pour être sûr de son infertilité, l’homme doit consulter un spécialiste. Celui-ci va lui prescrire un spermogramme dans un laboratoire spécialisé suivi d’autres examens comme l’échographie scrotale et transrectale, le test post-coïtal, la spermoculture ou encore le dosage de divers hormones.

Si l’homme s’avère réellement stérile à l’issue de ces tests, il faut procéder au traitement pour que le couple parvienne à avoir un enfant. Les solutions proposées doivent être adaptées au cas par cas selon les problèmes qui se présentent.

Le traitement peut consister en :

  • une intervention chirurgicale : rétablissement des anomalies dans les organes génitaux ;
  • une hormonothérapie : qui consiste à augmenter le taux de testostérone chez l’homme ;
  • une insémination intra-utérine : les spermes sont déposés dans la cavité utérine de la conjointe ;
  • une fécondation in vitro : le spécialiste font rencontrer les spermatozoïdes et l’ovule en laboratoire. L’embryon est ensuite réimplanté dans le ventre de la mère ;
  • une injection intracytoplasmique : un spermatozoïde est injecté dans le cytoplasme de l’ovule à l’aide d’une micropipette.

Si toutes ces solutions échouent, le spécialiste doit recourir à l’insémination intra-utérine. Les spermatozoïdes d’un donneur seront proposés.

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